Des bijoux originaux signés Sonia Imbeault

Sonia Imbeault

De sa Gaspésie natale, la joaillière Sonia Imbeault crée des bijoux qui trouvent preneurs partout au Québec, au Canada anglais, en Europe… et même dans les films d’Hollywood! Portrait d’une diplômée passionnée qui s’inspire notamment de son environnement pour créer.

Sonia Imbeault a commencé son parcours d’études postsecondaires en Sciences humaines et en Arts visuels, avant de choisir de s’inscrire en Techniques de métiers d’art, profil Joaillerie au Cégep Limoilou. C’est d’abord le fait de travailler de ses mains qui l’a attiré vers le domaine, puisque la minutie exigée en joaillerie l’attirait. Elle a découvert lors de ses études collégiales une formation très complète qui l’a ravie. « Le DEC en Joaillerie nous prépare à être autonomes et à nous lancer sur le marché du travail. Que ce soit au niveau de la créativité et de la maîtrise des techniques que du côté administratif, toutes les notions qui sont enseignées nous donnent les outils nécessaires pour bien réussir. On a tout ce dont on a besoin! » Elle a d’ailleurs particulièrement aimé apprendre la soudure, élément essentiel à la fabrication de bijoux! Outre les côtés techniques de la formation, elle a aussi apprécié le fait de faire partie d’une petite cohorte. « En Joaillerie, les groupes sont petits, ça fait en sorte qu’on est vraiment comme une famille. Le campus devient vraiment comme notre seconde maison! »

Après la fin de ses études en 2009, elle s’est établie en Gaspésie et s’est partie en affaires. Après un séjour de 5 ans à Montréal, elle a décidé de retourner dans sa région d’origine, plus précisément à Saint-Léon-le-Grand. Elle fabrique donc ses propres bijoux en argent, et fait aussi des commandes sur mesure, c’est-à-dire que des clients lui confient des mandats de création selon leurs besoins. Elle est d’ailleurs la seule joaillière dans sa région à offrir ce service, ce qui représente environ 25 % de son travail. Ses créations s’inspirent énormément de la nature et de l’environnement qui l’entoure, celle des paysages gaspésiens notamment. On y retrouve donc beaucoup de formes rappelant des feuilles d’arbres, des fougères, des objets liés au bois ou au bord de l’eau et même des animaux.

La décision de faire un retour dans sa région a d’ailleurs été très profitable pour elle. « Contrairement à ce qu’on peut penser parfois, je trouve qu’il a été plus facile de faire ma place comme joaillière dans une plus petite région comme la Gaspésie. Le bouche-à-oreille fait son travail, les gens parlent de mes produits à leurs connaissances, et le marché est moins saturé. L’achat local est aussi très fort dans la région, j’ai donc la chance de pouvoir bien me positionner dans le marché. »

Pour les personnes qui trouvent que la Gaspésie, ce n’est pas la porte d’à côté, n’ayez crainte : les créations de Sonia Imbeault sont en vente dans plusieurs boutiques partenaires dans plusieurs régions du Québec, de même que dans d’autres provinces. C’est d’ailleurs la présence de ses bijoux dans une boutique de Victoria, en Colombie-Britannique, qui a valu à l’une de ses créations de figurer dans un film hollywoodien. « Le tournage du film The boy II, avec Katie Holmes, se déroulait à Victoria et des membres de l’équipe sont venus visiter la boutique et sont tombés sur quelques-unes de mes créations. Ils en ont acheté deux ou trois modèles qui pouvaient convenir pour elle, et une de mes paires de boucles d’oreilles se retrouve donc dans le film! », indique Sonia.

Au quotidien, le travail de Sonia ressemble à celui de beaucoup d’autres travailleurs autonomes, c’est-à-dire qu’elle travaille à la fois à la création de nouvelles pièces, tout en veillant à la gestion administrative de son entreprise, ce qui comprend la réponse aux courriels, l’emballage et l’envoi des commandes, la comptabilité, etc. Si certaines périodes de l’année ont toujours été plus occupées, comme la période estivale en raison des nombreuses boutiques touristiques ou encore la période des Fêtes, la dernière année a été particulièrement plus occupée. « Comme pour tout le monde, l’année 2020 a été assez mouvementée! Avec la popularité des achats en ligne, j’ai reçu beaucoup de demandes de partout, ce qui fait que je dois me réorganiser pour être en mesure de continuer à créer et de répondre à la demande. C’est un beau problème! »

Le fait d’être travailleuse autonome lui donne une flexibilité d’horaire qu’elle apprécie particulièrement. « Au départ, j’avais un peu peur d’être travailleuse autonome, pour l’insécurité financière surtout. Mais j’ai tellement aimé ma formation que j’ai décidé de me lancer, et je ne regrette vraiment pas. Je peux organiser mon horaire selon mes besoins, et je trouve des solutions pour bien vivre avec cette insécurité. C’est tellement valorisant de me lever chaque matin pour travailler à mes créations et d’avoir hâte de commencer ma journée que je ne me verrais pas faire autre chose! »

Bravo à Sonia pour ce parcours inspirant. Nous lui souhaitons encore bien du succès et des créations originales dans le futur!

Rachelle Lanteigne

Conseillère en communication

Direction des communications, du secrétariat général et du développement institutionnel