Le Forum étudiant, une expérience déterminante

Maxim Leblond en compagnie d'étudiants

Imaginez avoir la chance d’être premier ministre du Québec! Quel serait l’élément principal de votre discours d’investiture? À quel enjeu voudriez-vous accorder votre priorité? Maxime Leblond, diplômé au double DEC Sciences humaines et Langues du Cégep Limoilou, a eu cette chance, d’être premier ministre en participant au Forum étudiant. Une expérience déterminante de son parcours collégial!

Maxime a été élu premier ministre au Forum étudiant 2015, alors qu’il était étudiant au Cégep, au profil Enjeux internationaux. Depuis, il agit à titre de mentor pour la préparation et l’accompagnement des étudiants du Cégep de chaque édition.

Qu’est-ce que le Forum étudiant?

Le Forum étudiant réunit des cégépiens de partout dans la province pour une simulation parlementaire, à l’Assemblée nationale, au début du mois de janvier. C’était la 27e édition en 2019. Les cégépiens doivent se faire élire aux différents postes de ministres ou de porte-paroles, tout dépendant s’ils se trouvent au gouvernement ou dans un parti d’opposition. Ils effectuent ensuite leur travail parlementaire tout le long de la simulation, comme de véritables politiciens, à proposer, à défendre et à amender des projets de loi, à faire des discours, à préparer et à répondre à la période de questions, à siéger sur des commissions parlementaires.

L’activité est très prisée au Cégep Limoilou, explique Maxime : « Chaque année, en moyenne une vingtaine d’étudiants sont intéressés et nous pouvons inscrire un maximum de sept participants. Il y a donc un processus de sélection, avec des entrevues, pour dénicher les sept participants qui se démarquent par leur leadership, leur capacité de travailler en équipe et la rigueur de leur travail. » Ensuite, l’équipe a une session pour s’entraîner afin de vivre la joute parlementaire.

S’entraîner rigoureusement pour la simulation

Donc, durant tout l’automne, les sept membres de l’équipe du Cégep Limoilou se réunissent un soir par semaine, en dehors des heures de classe, avec leurs mentors pour se préparer et apprendre entre autres à :

  • rédiger un projet de loi;
  • rédiger des discours;
  • se préparer à la période de questions;
  • comprendre le fonctionnement d’une commission parlementaire;
  • suivre de l’actualité et essayer de repérer les enjeux sur lesquels les débats pourraient porter.

Maxime a joué ce rôle de mentor de 2016 à 2019. Pour lui, qui suit l’actualité depuis qu’il est tout petit, qui aime transmettre ses connaissances et qui a de l’intérêt pour les discours et les affaires publiques, cet accompagnement est naturel.

Il accompagne aussi les étudiants durant le Forum et apporte son soutien aux étudiants des autres collèges, notamment en termes de rédaction de discours. « Avec les années, c’est un grand réseau qui s’est créé entre les encadreurs des différents collèges, dans un climat d’entraide. Tous les encadreurs, qu’ils soient des enseignants ou d’anciens étudiants, mettent leur expertise de l’avant au bénéfice des participants. »

L’avenir, tenté du Forum étudiant

Maxime avait entrepris ses études collégiales avec l’idée de poursuivre à l’université en droit ou en science politique. Malgré ses offres d’admission en droit et en science politique, son expérience au Forum étudiant a finalement fait pencher la balance vers la politique. Après son double DEC en Sciences humaines, profil Enjeux internationaux et Langues, il a poursuivi au baccalauréat en science politique à l’Université Laval et il entreprend maintenant une maîtrise en science politique à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, où il travaillera sur l’influence de la personnalité des dirigeants dans les relations canado-américaines.

Passionné par l’intérêt public et la justice sociale, il ne ferme pas la porte à une carrière en politique, pour faire une différence dans la société : « La politique n’est pas du tout comme les médias la dépeignent. Il y a beaucoup de gens qui sont là pour le bien social, la redistribution, la défense des citoyens. Il faut travailler sur les perceptions », précise-t-il avec conviction.

Une chose est certaine, Maxime a à cœur le bien-être des gens. Il sait que la politique pourrait lui permettre de faire bouger les choses, de prendre part aux décisions. Et s’il était ministre pour vrai ou s’il avait la possibilité de travailler sur un projet de loi, quel serait-il? Bien qu’il ait déjà en tête plusieurs projets, notamment en politique étrangère et en termes de protection de l’environnement, la gratuité scolaire à l’université serait au centre de ses priorités.

Michelle Therrien

Conseillère en communication

Direction des communications et secrétariat général


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