À travers les soins infirmiers, vous entrez dans un monde unique; méconnu du grand public. Vous serez plongés dans des situations hors du commun. Vous verrez des merveilles; vous verrez des tragédies.

Dès maintenant, vous entrez dans un parcours de trois ans en soins infirmiers. Un parcours formidable, mais ardu. Les doutes viendront, mais vous oublierez tout lorsqu’un de vos patients vous regardera droit dans les yeux en vous disant: « merci, tu as fait une différence dans ma journée. » Ici, les petites leçons de vie sont quotidiennes.

Aujourd’hui, vous ne pouvez réaliser l’ampleur de la profession qui vous fait face. Le monde infirmier est vaste, très vaste et merveilleux. Il représente une des plus belles professions. Un jour, vous aurez la capacité de faire la différence dans la vie des gens. C’est une des belles tâches que l’on peut vous confier et un des plus beaux cadeaux que vous pourriez donner. La clef pour se rendre à ce but est la persévérance. Persévérez, toutes les portes s’ouvriront...

Et par-dessus tout, peu importe les accrochages, peu importe les irritants, peu importe la fatigue, peu importe le système, les milieux, la hiérarchie, le manque de temps, la pression imposée par la rapidité... Peu importe un système de santé où la performance règne plus souvent qu’une intégration humaine des soins, gardez le sentiment de vocation. On imagine souvent que le vocatif est un défaut. Que le vocatif avec l’infirmière ou l’infirmier d’aujourd’hui rappelle trop la coiffe et la garde-malade... C’est faux! Si vous gardez la vocation en vous, si vous gardez le feu derrière les yeux, vous aurez la capacité de révolutionner à votre manière le monde des soins infirmiers, trop souvent incompris. N’oubliez jamais que derrière le diagnostic, que derrière le dossier, que derrière le plan de soins, il y a un être humain en détresse physique et psychologique. Et comme disait Pasteur: « La maladie n’est rien; le terrain est tout. »

 

Oliver Godin

Étudiant en soins infirmiers