Aller au contenu

Qu’ont en commun le paranormal, les traditions québécoises, le mouvement punk, les jeux vidéo et les coulisses des grands événements de Québec ?

Ce sont autant de thématiques abordées par les étudiants et étudiantes de Créativité et médias dans leur Micromag. Ce format propose une expérience de lecture mobile et immersive, en phase avec les nouvelles pratiques du journalisme numérique. Pour ce projet, URBANIA ouvrait sa plateforme Micromag.studio à une telle initiative pour la première fois.

Résultat ? Une collaboration heureuse et un projet motivant pour 19 équipes qui ont eu la chance d’effectuer un travail de journalisme actuel. L’expérience pourrait faire de petits !

Dans les coulisses de l’exercice

Comme tout projet scolaire, celui-ci comportait un certain nombre de requis, avec l’objectif de coller le plus possible au genre et à la tonalité d’URBANIA :

  • une page couverture collective pour l’ensemble de l’équipe
  • un reportage écrit et un deuxième texte d’un genre journalistique au choix (chronique, éditorial, critique, portrait, etc.) par personne
  • une vidéo au format vertical
  • des jeux-questionnaires optionnels, mais fortement recommandés

Les équipes ont eu l’entière liberté du sujet de leur magazine, ce qui est rarement le cas en salle de presse, mais qui a fait leur bonheur.

Entre le premier cours de la session, fin janvier, et la remise le 19 mai, le défi était énorme pour les collégiens et collégiennes : « En 15 semaines, ils ont dû trouver des angles pertinents, des invités, maîtriser l’écriture journalistique, apprivoiser le storytelling numérique, créer des visuels, tourner des reportages en vidéo verticale et réussir à créer une cohérence narrative et visuelle en travaillant en équipe, c’est un apprentissage extrêmement intense. » explique Catherine-Ève Gadoury, l’enseignante très fière des productions réalisées en si peu de temps. Le tout, en apprivoisant une nouvelle plateforme numérique.

Durant toute la session, Alexandre Lamarche, directeur des plateformes technologiques chez URBANIA a été généreux dans ses conseils et son accompagnement, et prompt à répondre aux questions de l’enseignante et de ses groupes, souvent même en direct, durant les cours.

23 février, début d’après-midi, un premier groupe du cours Écrire pour les médias 2 assistait à une conférence virtuelle donnée par Alexandre, dans laquelle il a raconté le point de départ des Micromags, des bons coups, comme des moins bons. Ces précieuses bribes d’expériences serviront de guide aux équipes dans leurs réalisations.

Des défis ? Il y en aura eu plusieurs. C’est aussi ce qui fait qu’on apprend et qu’on est fier en bout de piste !

Premier défi : passer d’un travail scolaire à une posture de journaliste

Chausser les souliers de journaliste, c’est aussi oser sortir sur le terrain pour recueillir de l’information, pour réaliser des reportages. « Ça exige de passer d’un texte plus descriptif ou explicatif à un vrai récit (surtout dans le reportage) : trouver un angle inédit, placer l’humain au coeur de l’histoire », précise Catherine-Ève. Le projet demande donc aux étudiants et étudiantes de sortir de leur zone de confort tant dans la façon de rassembler l’information que dans l’approche pour la livrer

Ines Germain, Antoine Dion et Marek Tranchart

L’équipe de ce magazine culturel est allée couvrir le lancement du Festival d’été de Québec (FEQ) ainsi que celui du Carrefour de théâtre, pour y réaliser des entrevues, parmi d’autres équipes de médias de Québec.

Derek Parent, Henri Prince et Nathan Audet

Les jeux vidéo sont abordés sous des angles moins convenus, comme le esport et leurs bienfaits pour la réadaptation des patients et la mobilité des personnes âgées.

Deuxième défi : la gestion d’équipe pour arriver à une cohérence

Le Micromag exige d’apprendre à scénariser un fil narratif et visuel d’un écran à l’autre (chemin de fer), en veillant à ce que les vidéos, les textes et les jeux se complètent de manière fluide pour guider naturellement le lecteur. La communication au sein des équipes est alors essentielle, dès le départ, au moment du choix du thème collectif et des angles individuels pour éviter les doublons, jusqu’à la mise en forme finale qui demande d’être planifiée pour être cohérente.

Les deux exemples suivant démontrent cette cohérence visuelle, bien arrimée au thème choisi.

Jessika Royer, Émy Clavet et Mathis Cayer

Evelyn Coulombe-Tremblay et Gabriel Lavoie

Dans cet autre exemple, on aime la couverture, simple, qui met l’humain à l’avant-plan et qui inclut une petite animation. Puis le même sympathique principe qui est repris pour présenter chacun des journalistes au fil du Micromag, qui utilise une grande variété de types de contenus.

Eliana Bolduc, Jacob Denis, Charlie Normand et Charlotte Simard

« Je crois que les étudiants ont de quoi être fiers. Ils se sont très bien appropriés le format et l’outil et ça paraît dans leurs Micromags. », exprimait Alexandre Lamarche d’URBANIA, assez fier de cette première expérience étudiante.

Tant du côté du Cégep que de celui d’URBANIA, maintenant que le sentier est tracé, on a envie de reconduire le projet tellement stimulant, complet et actuel pour les étudiants.

Direction des communications et du développement institutionnel
Michelle Therrien