Hugo Fleury en concert

Hugo Fleury

Rendez-vous le mercredi 8 avril, de 13 h à 14 h, au pied du Grand escalier du campus de Québec.

Avant de lancer sa barque en solo sur les océans de la francophonie, Hugo Fleury a été à la barre de Polémil Bazar, une galère qui s'est baladée durant 8 ans sur la mappemonde pour colporter ses chansons nomades au caractère festif et engagé. Hugo écrit de manière incisive et lucide. Ses mots font rire et réfléchir, mais aussi voyager...

J’ai posé quelques questions à Hugo pour savoir comment il se situe, en tant que musicien, dans la francophonie.

Entrevue avec Hugo Fleury

Hugo Fleury, pourquoi chantez-vous en français?

Parce que pour moi, ça va de soi. J'ai la chance d'être né dans un pays francophone, alors je ne vois pas pourquoi je nierais l'essence de mon identité en chantant dans la langue du voisin. Le français figure parmi les langues les plus riches et les plus lyriques du monde.

L'idée est de chanter le français comme un francophone et non pas comme un anglophone. C'est quand on essaie d'imiter Céline ou Mario Pelchat que le français parait quétaine. Quand on s'inspire des grands chanteurs comme Brassens, Brel et Leclerc, ça prend tout son sens de chanter en français. Il faut s'inspirer de ceux qui ont des choses à dire et qui prennent la langue (et la voix) pour autre chose qu'un instrument de musique. Donc qui pensent au contenu avant de s'acharner sur le contenant, comme de vulgaires techniciens...

Si vous souhaitez que je nomme quelques noms plus récents, en voici : Les Colocs, Loco Locass, La Bronze, Grand Corps Malade, Stromae, Louis-Jean Cormier...

Cette année, le thème de la Semaine de la francophonie est « Les mots qui voyagent ». On m’a dit que vous aviez beaucoup voyagé. Est-ce qu’on peut le sentir dans votre musique?

On le sentait davantage dans la musique de mon groupe Polémil Bazar. C'était très nomade, d'inspiration musique du monde... Maintenant, ce qu'on sent dans mes textes, c'est le caractère libertaire, la pensée critique... Ça aussi c'est une forme de voyage : se donner la liberté de laisser aller son imagination et sa pensée... Il y a aussi le caractère altermondialiste de ma démarche : les enjeux qui sont sans frontières comme l'environnement, les droits humains, la répartition des richesses, etc. Réflexion à poursuivre…

 « Bravo, kiwi, kitsch, grigri… », la langue française va picorer des mots partout dans le monde. Et vous, ce serait lequel votre « mot voyageur » préféré?

Bazar!
Mais aussi souk, blitz, razzia, couscous, sangria...
Y'en a tellement!

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