100 % impliqué : l'amoureux d'impro Joé Côté-Rancourt

Joé Côté-Rancourt
  • Membre du comité d'improvisation Limoilou
  • Capitaine des Vilains Pompiers
  • Étudiant en Arts visuels

L’improvisation au Cégep Limoilou, c’est trois équipes : Les Joyeux Pyromanes, Les Vilains Pompiers, La BIC (Bande d’improvisation de Charlesbourg). Chaque équipe s’affronte à travers des sketchs improvisés sur divers thèmes et dans différentes catégories. Dans la région de Québec, les équipes du Cégep Limoilou sont un peu des RocksStars dans le milieu. Depuis des années, elles ont pu rapporter de nombreux honneurs au Cégep Limoilou à travers divers tournois ou la ligue collégiale des Pamplemousses Québec.

Joé Côté-Rancourt est un des plus actifs des années 2013 et 2014. Capitaine de l’équipe, il porte le chandail numéro neuf des Vilains Pompiers et il prend plaisir à aider son comité et se rend disponible à l’organisation de certains tournois. Cependant, il y a une alternance entre les diverses équipes pour l’organiser.

Un tournoi d’impro, ça implique une soixantaine de jeunes qui « envahissent » un cégep tout un weekend en faisant de l’improvisation de 10 h le matin à 23 h le soir ou plus tard dans la nuit. Pour que tout se passe bien, les superviseurs doivent communiquer avec plusieurs personnes responsables : celle des invitations, celle de la bouffe, celle des arbitres, etc. Il faut établir un budget, trouver des commandites, valider le tout avec la responsable de l’AGEECL, redistribuer l’information, etc. C'est un grand travail d'équipe auquel Joé prend grand plaisir à participer.

Mais le but du comité d’improvisation, ce n’est pas seulement d’organiser des tournois et de les gagner. C’est d’offrir la possibilité de faire de l’improvisation au Cégep Limoilou

Joé Côté-Rancourt

Car ce ne sont pas tous les cégeps qui sont aussi généreux dans le budget d’impro, certains joueurs paient de leur poche pour participer à ce genre de tournoi. Ainsi, nos joueurs peuvent donner tout ce qu’ils ont sans être préoccupés par l’argent.

Pour lui, l’improvisation n’est pas seulement de participer à des parties et à des tournois. C’est aussi et surtout de faire partie d’une grande famille qui s’aime d’un amour « inconditionnel ». La « famille du feu » du Cégep Limoilou va d’ailleurs bientôt fêter ses vingt ans et une solidarité intergénérationnelle s’est créée au fil du temps. Ce sentiment de famille est si fort pour plusieurs raisons. La discipline de l’improvisation demande une grande écoute de l’autre (par exemple, il faut continuer dans la blague de l’autre pour que le sketch marche) et un dépassement de soi (physique, créatif, émotionnel). Tout le monde y passe et on s’encourage.

On entend souvent cette phrase pour décrire l’agitateur Joé Côté-Rancourt : « Joé, il vit l’impro » et en regardant son parcours, on le comprend. Depuis la deuxième année du secondaire, il fait officiellement de l’impro et il a fait gagner son équipe dès la première année. À la suite d’une séance d’information dans sa classe au sujet de la vie étudiante, il a rejoint les rangs de l’improvisation. Il a grandi et il s’est épanoui avec cette discipline. Joé l’avoue lui-même : « j’suis tombé en amour avec ça ».

Les études dans tout ça? Il est vrai qu’elles passent un peu après. Il raconte par exemple qu’une bonne amie a quitté l’impro pour se concentrer sur ses études et elle lui rappelle en blaguant « Tu dois être tellement déçu de faire de l’impro, parce que moi je suis en train de me monter un portfolio pour avoir une carrière pis toi t’es juste là à passer tes cours ». Il sait qu’il pourrait consacrer plus de temps à ses travaux, mais il sait aussi que ses projets sont plus matures que d’autres et c’est pour cela qu’il ne s’en inquiète pas vraiment. En fait, ce que lui a apporté l’impro, en plus d’une famille et d’une expérience de superviseur, ce sont les contacts culturels et, pour devenir artiste, c’est important d’en avoir et de ne pas passer inaperçu.

Pour en plus sur l'équipe des Vilains Pompiers et sur l'implication étudiante au Cégep Limoilou

À lire dès demain prochain, mon portrait Alice Beaubien, l'hyperactive.  

Vous pouvez aussi lire ou relire les portraits publiés auparavant :


Alice Beaubien
Journaliste étudiante
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