Fausses nouvelles et post-vérité

Sciences humaines

L’équipe de coordination du programme Sciences humaines a organisé le 12 juin dernier un perfectionnement collectif prenant la forme d’un panel de discussion sur un enjeu très actuel : les « fausses nouvelles » et l’enjeu de l’esprit critique face à la culture numérique.

Pour discuter et échanger sur cette question, trois personnes ressources ont été invitées :

  • Valérie Borde : journaliste scientifique et chargée de cours au Département d’information et de communication de l’Université Laval;
  • Collette Brin : professeure au Département d’information et de communication de l’Université Laval;
  • Valérie Gaudreau : journaliste au quotidien Le Soleil et membre du conseil exécutif de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec-Québec.

Et ce cette rencontre a été animée par Nicolas Faucher, enseignant au Département de biologie du Cégep Limoilou.

Plusieurs questions intéressantes ont été abordées par les membres du panel :

  • Quelles sont les similarités et les différences entre la désinformation et les « fausses nouvelles »?
  • Est-ce que les « fausses nouvelles » deviennent une réalité plus que virtuelle pour nos étudiantes et nos étudiants?
  • Comment intervenir sur cette question avec nos étudiants, comment les amener à distinguer les faits et les opinions?
  • Dans ce contexte, quelle place pour les médias traditionnels et quel est leur rôle dans ce contexte?

Mark Twain

Un mensonge peut faire le tour de la Terre, le temps que la vérité attache ses chaussures.

Cette réflexion sur les impacts des « fausses nouvelles » et de la désinformation sur nos étudiants… et sur la société en général a été fort appréciée, notamment en raison des illustrations très concrètes et pertinentes fournies par les panellistes.

Nous avons pu voir combien la littératie numérique, qui s’articule autour de l’accès et l’utilisation des sources d’information numérique, présente un double défi pour le monde de l’éducation en 2017. En effet, les étudiants et les citoyens en général consomment massivement de l’information via les nouvelles technologies et sont donc davantage en contact avec des sources plus ou moins fiables. Des consensus scientifiques sont remis en doute et les démocraties doivent maintenant vivre avec l’influence des fausses nouvelles.

Dans ce contexte, il est difficile, pour les étudiants et pour nous aussi, de faire un tri éclairé parmi toute l’information accessible au bout de nos doigts. Cet échange nous a fourni, entre autres, des pistes de réflexion et de solution afin de mieux guider les étudiants vers une amélioration de leurs compétences en littératie numérique.

Près d’une quarantaine de personnes ont assisté à cette rencontre : des enseignants de sciences humaines, de langues et de littérature. Ils et elles se sont tous déclarés ravis de cette rencontre qui leur a permis d’approfondir un enjeu actuel qui les concerne comme enseignant, mais aussi comme citoyen.

Martine Dumais

Enseignante

Histoire


Anaïs Trépanier

Enseignante

Géographie

Enseignante en géographie et membre du comité organisateur du colloque des Sciences humaines


comments powered by Disqus

Partager cette page :