Combattons les préjugés!

Maryssa Lévesque, Sara-Émie Bérubé, Francis Bolduc et Amélie Tremblay

Que ce soit en raison de leur statut socioéconomique, leur orientation sexuelle, leur genre, leur état de santé mentale, leur niveau d’éducation, leur origine ethnique ou même tout simplement leurs intérêts personnels, des gens sont victimes de discrimination tous les jours. C’est pour cette raison que, dans le cadre de leur cours Démarche d’intégration des acquis en sciences humaines (DIASH), de nombreux étudiants du Cégep ont choisi de s’attaquer aux préjugés. Puisque ces jugements rapides sont souvent le reflet d’un manque de connaissances sur le sujet, les étudiants se sont donné une mission d’éducation et de sensibilisation auprès d’un public cible.  

Une journée épicée et fruitée qu’ils ne sont pas près d’oublier!

Maryssa Lévesque, Rébecca Chevarie, Sara-Émie Bérubé, Francis Bolduc et Amélie Tremblay

Une personne sur cinq souffrira d’un problème de santé mentale au cours de sa vie. Il existe plusieurs troubles de santé mentale de nature très variée, allant de la schizophrénie aux troubles du comportement et de la personnalité en passant par la dépression et l’alcoolisme. Les personnes touchées ressentent souvent de la honte, de la peur et de l’isolement. Elles sont fréquemment victimes de discrimination et de préjugés. Les étudiants ont donc choisi de s’impliquer auprès de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec afin de réduire le sentiment d’isolement des personnes qui y sont hospitalisées, en plus de leur faire vivre de nouvelles expériences par la dégustation d’aliments peu communs. Lors de cette journée thématique culinaire, les patients ont pu goûter des fruits exotiques et sentir diverses épices, ce qui les a amenés à sortir de leur zone de confort et à déroger de leur routine. 

C’est normal d’être différent!

Marjorie Bouchard, Gabriel Tremblay, Alexandra Légaré et Alexandra Filion

Encore aujourd’hui, de nombreux adolescents sont rejetés par leurs pairs ou intimidés parce qu’ils présentent une sexualité différente de la majorité. Par conséquent, ces jeunes se retrouvent souvent isolés et sont à risque de développer des troubles qui peuvent les suivre tout au long de leur vie.  Puisque les comportements discriminatoires à l’égard des minorités sexuelles sont souvent causés par une certaine ignorance de leur réalité, les étudiants ont axé leur intervention autour de la sensibilisation. Ils ont élaboré un atelier présenté dans une classe de français de secondaire 3 de l’école la Courvilloise où les élèves étaient amenés à réfléchir sur les comportements discriminatoires se déroulant autour d’eux et à leurs conséquences à court comme à long terme.

Une heure pour changer le monde : faisons tomber les préjugés

Rosalie Dumont, Marie-Jane Albert, Gabriel Savard-Bergeron et Sabrina Demers

Avec l’accélération considérable de la mondialisation depuis la dernière décennie, la problématique reliée aux perceptions des inégalités sociales gagne en importance. Notre équipe a jugé pertinent de sensibiliser les jeunes du secondaire à ce sujet, puisque ceux-ci entreront bientôt dans le monde adulte et deviendront par le fait même les nouveaux citoyens de demain. Ainsi, l’équipe a décidé d’élaborer des ateliers dynamiques de sensibilisation pour deux groupes d’élèves de secondaire cinq du cours Monde contemporain de monsieur Carl Beaulieu. L’équipe a abordé les inégalités sociales selon 4 thèmes : les perceptions relatives aux ethnies, aux genres, à la répartition des richesses ainsi qu’aux problèmes de santé mentale. Un atelier de synthèse a également été organisé pour offrir une perspective plus générale sur les inégalités sociales. Cette activité visait à amener les étudiants à prendre conscience par eux-mêmes de ce que représentent réellement les inégalités sociales. En plus d’avoir sensibilisé les élèves lors de leur passage, l’équipe a lancé un sujet de réflexion qui pourra être développé et analysé par la suite avec l’enseignant.

Intervention sur les préjugés « geeks » dans une maison des jeunes

Élizabeth Lavoie, Francis Pageau et Estelle Girard

Plusieurs études démontrent que la faible estime de soi est un facteur déterminant dans l’apparition de problèmes psychologiques chez les jeunes.  En effet, l’adolescence est une période sensible où le développement de relations durables et d’une bonne estime de soi est primordial. Les jeunes ayant des hobbies considérés « geek » peuvent vivre certaines difficultés d’intégration en raison de leurs intérêts différents. L’équipe a donc décidé d’organiser une soirée de jeux « geeks » dans une maison des jeunes. Cette intervention, durant laquelle les étudiants ont traité des préjugés contre les « geeks », visait à amener ces adolescents à se créer un réseau social fiable et à favoriser leur développement en tant qu’individus.

Les maux des mots! : l’analphabétisme au Québec

Amandine Gagnon-Hébert et Timothée Boutin

Éprouver des difficultés majeures en lecture et en écriture constitue un handicap dans la société actuelle où le savoir et l’information occupent une large place. Malgré l’importance que la société accorde à l’éducation, l’analphabétisme est une problématique sociale d’importance au Québec où 19 % de la population entre 16 et 65 ans n’atteint pas le niveau fonctionnel en littératie leur permettant d’évoluer dans cette économie du savoir (Fondation pour l’alphabétisation, 2016).  L’analphabétisme n’est pas une problématique statique et ses causes ainsi que ses conséquences, qui ont été analysées au regard de la psychologie, de la sociologie et de l’économie, ont permis à l’équipe de mettre en évidence sa complexité. C’est par la mise en place d’un kiosque d’information que les étudiants ont tenté de sensibiliser la population du cégep à la problématique, puis d’éveiller les consciences en ce qui concerne les réels impacts positifs qu’ont les groupes communautaires sur les individus analphabètes. L’intervention a également permis d’encourager les personnes ayant de faibles compétences en littératie à poursuivre leurs efforts d’apprentissage en leur livrant des messages de soutien et d’encouragement.   

À quand la fin de la pauvreté?

Emy Faucher, Roxanne Poulin et Rosalie Martin

Depuis les années 2000, le problème de la pauvreté tend à se résorber un peu au Québec. Il demeure néanmoins que cette problématique sociale a des effets dévastateurs sur les personnes touchées, et ce, tant sur le plan physique que psychologique. Afin de mieux comprendre la réalité des individus en situation de pauvreté, les étudiantes ont rencontré une intervenante ainsi que des usagers de la Maison Lauberivière. Elles ont ainsi pu connaître leur point de vue et échanger avec eux, ce qui leur a permis d’être sensibilisées aux conséquences de cette problématique au quotidien.

Mélangeons nos cultures; adoptons l'ouverture!

Charles Bégin, Bianca Hamel, Jérémie Grenier et Léa Nolet

Le racisme et la discrimination sont des problèmes toujours présents au sein de la société québécoise pourtant de plus en plus multiculturelle. C’est pour cette raison que l’équipe a choisi de se rendre dans une classe de quatrième secondaire afin de sensibiliser les élèves à l’ouverture interculturelle. Les étudiants ont présenté ce thème en mettant de l’avant des connaissances développées dans les disciplines de l’anthropologie, la psychologie et la sociologie.

Les projets de fin d’études en sciences humaines de ces étudiants leur ont non seulement permis de mieux saisir les enjeux entourant les préjugés, mais également de contribuer à les combattre au sein de leur communauté et des différents milieux où ils sont intervenus; voilà de beaux exemples d’implication citoyenne!


Martine Dumais
Enseignante
Histoire
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