Trouver des alternatives à l'automobile : réalité ou utopie?

congestion routière

Republié de [Écologie 101] | À Québec en 2015, les transports sont considérés comme le secteur le plus à risque de freiner le développement économique lors des prochaines décennies (article à ce sujet). Pourquoi? Simplement parce que la congestion routière prend une tournure telle quelle risque de freiner le développement de la ville et la circulation de la main d’œuvre, ce qui aura un impact sur les entreprises locales. Il est sans équivoque que les nombreux chantiers de construction et de réparation du système routier des dernières années dans la région de Québec ont contribué au phénomène grandissant de congestion routière, mais ce ne saurait être le seul facteur explicatif derrière ce phénomène. L’augmentation de la population urbaine, combinée à l’augmentation du nombre de véhicules sur les routes a un rôle important à jouer dans cette question.

Dans leur analyse de la problématique, les politiciens municipaux et leurs conseillers ont déterminé que la solution n’était pas dans un troisième lien interrives entre Québec et Lévis ou dans la construction unilatérale de nouvelles infrastructures routières. Une majeure partie de la solution pour faire diminuer la congestion résiderait dans l’optimisation et le développement du transport en commun et, pour ce faire, les villes de Québec et de Lévis misent sur un nouveau Système rapide par bus pour mieux desservir son territoire.

Les avantages du transport en commun : une alternative réelle à l’automobile?

Service rapide par bus

La vertu principale de l’automobile est sans aucun doute la rapidité de déplacement qu’elle procure. La société est le lieu d’échanges toujours plus rapides et l’impatience est souvent cultivée au moindre moment d’attente; l’automobile paraît donc d’autant plus irremplaçable. Pourtant, le transport collectif compte de multiples avantages.

D’une part, le transport collectif favorise la santé physique de ses utilisateurs, puisque « délaisser l’auto au profit d’autres moyens de déplacement, notamment les transports collectifs, est un moyen pour rester actif et contrer les effets pervers de la sédentarité » (référence). De plus, l’utilisation du transport en commun permet de diminuer le stress, puisque les occupants n’ont plus à se soucier de la conduite. En prime, on compte ce moyen de transport parmi les plus sécuritaires disponible. Il s’agit donc d’un choix sensé pour la santé physique des utilisateurs.

D’autre part, les utilisateurs du transport en commun font un choix qui est nettement avantageux sur le plan économique; la facture d’un usager est d’environ 500 $ à 800 $ annuellement, alors qu’un automobiliste va dépenser en moyenne 10 000 $ par an pour son transport (Ibid.). De plus, on estime que l’argent investi dans le transport collectif crée environ deux fois plus d’emplois que l’argent investi dans l’industrie automobile (Ibid.).

Enfin, le transport collectif connaît son plus net avantage lorsqu’il est question d’environnement; l’autobus serait de 6 à 18 fois moins polluant que l’utilisation de l’automobile (Ibid.). Il y a donc nettement moins de gaz à effet de serre qui sont rejetés dans l’atmosphère. Le transport collectif utilise également beaucoup moins d’espace que l’automobile. Il permet donc « une utilisation plus judicieuse de l’espace urbain » (Ibid.).

Je vous laisse sur des images du Service rapide par bus qui desservira les villes de Québec et Lévis à partir de 2022!

Antoine Beaupré

Sciences humaines

Dans le cadre du cours Démarche d'intégration des acquis en Sciences humaines


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