La géomatique au service de la surveillance des barrages

Est-ce que la technologie du lidar terrestre, utilisée en géomatique, pourrait permettre d’effectuer la surveillance de la détérioration des barrages? Les étudiants de 3e année du profil Arpentage et géodésie en Technologie de la géomatique au Cégep Limoilou, en collaboration avec la Direction générale des barrages du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) ont mené un projet pour valider le tout au barrage du Lac Morin à Saint-Alexandre-de-Kamouraska.

Les étudiants ont donc effectué des levés de terrain, c’est-à-dire qu’ils ont pris différentes mesures avec des équipements spécialisés, à partir de différents points autour du barrage.

  • L’utilisation de récepteurs GPS et de stations totales leur a notamment permis de déterminer précisément la position des points à partir desquels ils ont effectué les mesures. Ainsi, une autre prise de mesures dans quelques mois ou dans quelques années pourrait s’effectuer précisément à partir de ces mêmes points.
  • L’instrument de levé préconisé est un scanneur lidar terrestre (Light Detection And Ranging ou détection et télémétrie par ondes lumineuses). L’outil de haute technologie permet de mesurer, rapidement, les éléments d’un environnement par l’analyse d’un faisceau de lumière renvoyé vers son émetteur lorsqu’il frappe un obstacle. Un nuage de points est ainsi créé, permettant la modélisation 3D d’une structure ou d’un environnement.

Les étudiants ont donc produit un nuage de points du barrage (voir les photos). Le produit final sera remis au Ministère plus tard, après le nettoyage et le traitement de ce nuage de points provenant de données brutes. Le Ministère veut valider si cette technologie serait profitable pour la gestion des barrages et des infrastructures de ce genre. Si les résultats sont satisfaisants, le lidar pourrait permettre d’effectuer la surveillance, par exemple, en faisant le suivi de la détérioration et de la déformation que subit le barrage au fil du temps.

C’est dans le cadre du cours Applications topométriques que les étudiants ont effectué ce projet sous la supervision de leur enseignante, Valérie Kirouac, du technicien, Germain Lévesque, et avec l’aide d’un ingénieur et d’un technicien du Ministère. Cette sortie terrain permet de mettre en pratique les notions vues en classe, et ce, dans un contexte stimulant reflétant la réalité du marché du travail.

Les étudiants en Technologie de la géomatique en action

Michelle Therrien

Conseillère en communication

Direction des communications et secrétariat général


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