Marie Guérard : La pratique des soins infirmiers, du Québec au Nicaragua!

Nicaragua Marie Guérard groupe volcan

Nos têtes de joie lorsqu’après 2 heures de montée, nous étions à 1 000 mètres d’altitude, sur le volcan Concepción, où le vent a failli nous emporter!

Déjà expérimentée en coopération internationale, Marie Guérard n’a pas hésité un instant à s’inscrire au voyage au Nicaragua. Sa future profession consistant à travailler en tant qu’infirmière pour Médecins Sans Frontières, ce voyage lui a ainsi permis d’expérimenter ce rôle dans un pays en voie de développement, tout en bénéficiant du soutien du Collège et des enseignants sur place!

« J’ai d’abord entendu parler du séjour au Nicaragua grâce aux multiples affiches représentant ce stage international ainsi qu’en entendant le témoignage d’anciennes participantes. Tout de suite, ça m’a intéressé et je me suis inscrite.

Nous sommes vraiment bien encadrés lorsque nous prenons part à un séjour à l’étranger avec le Cégep. Les formations prédéparts m’ont permis de mieux comprendre le contexte particulier et les situations qui pouvaient arriver sur le terrain ainsi que les précautions adéquates à prendre afin d’éviter ces situations. De plus, elles m’ont aussi permis de mieux me préparer au stage, par exemple, grâce aux conseils sur le financement, les soins de santé avant le départ, etc.

Une fois sur place, étant donné que nous étions en stage dans la cadre de notre dernière session en Soins infirmiers, nos journées n’étaient pas seulement composées d’activités touristiques. Notre séjour était divisé en quatre parties, soit trois jours de collectes de données où 80 habitants des villages voisins venaient faire leur suivi médical annuel. Nous avons évalué leur état de santé pour ensuite émettre un diagnostic. Puis nous avons travaillé pendant deux jours aux médicaments, c’est-à-dire à la recherche ainsi qu’à la distribution de ceux-ci. Nous avons ensuite passé sept jours à faire de l’observation à l’hôpital général et dans deux cliniques de villages. Finalement, en équipe de quatre à cinq personnes, nous avons monté et présenté trois ateliers cliniques, d’une heure chacune, à la communauté, à propos de divers sujets proposés par celle-ci. 

Ces journées de stage commençaient vers 7 h 30 et se terminaient vers 16 h 30, avec une pause d’une heure le midi afin de dîner avec nos familles d’accueil respectives. Les soirs, nous pouvions profiter des moments familiaux et du centre communautaire pour, entre autres, jouer aux cartes, apprendre de nouveaux pas de danse traditionnelle, écouter de la musique, etc. Lors des fins de semaine, nous avons parcouru l’île d’Ometepe, grâce aux nombreuses activités proposées! Par exemple, nous sommes allés à Chaco Verde, un petit parc naturel, où nous avons profité de la plage ainsi que de l’ascension d’une petite montagne. Également, nous avons monté deux volcans, le premier, pour aller voir des cascades, le deuxième, pour la montée du sommet! Une expérience inoubliable.  Nous sommes aussi allés nous baigner ainsi que pique-niquer avec toutes les familles du village, dans une piscine naturelle, lors d’une journée très ensoleillée. Finalement, nous avons passé les trois derniers jours à l’extérieur de notre communauté pour décompresser et revenir à notre «réalité nord-américaine». Nous avons dormi dans deux hôtels différents, un à San Juan del Sur où nous avons passé une journée sur  la plage la plus populaire du Nicaragua, puis nous avons visité les attraits touristiques de Granada, une ville plus connue pour son histoire, pour finaliser notre voyage à Managua, la capitale du pays.

Mais sinon, ce sont surtout les GENS qui ont été l’élément le plus déterminant de mon voyage. Ils m’ont permis de m’évader, de profiter de chaque moment, de me sentir libre, de rire à cœur joie, et surtout, d’apprécier la vie et de vivre! Je peux vous garantir que le peuple nicaraguayen en aura plus à vous apporter que vous en aurez à leur offrir ! Ce sont des gens généreux, souriants, rieurs, attentionnés, vivants. Ce fut une expérience très enrichissante pour moi de vivre avec la cinquantaine d’individus qui formaient le village où je logeais.

Et le retour au pays, me demanderez-vous? Étant donné que ce n’était pas mon premier voyage dans un pays en voie de développement, je connaissais mes limites, ce qui a atténué grandement mon choc du retour.  Cette fois-ci, j’ai su rapidement «réintégrer» ma vie et mes habitudes puisque j’étais fréquemment entourée des gens avec qui j’ai vécu le voyage, alors que nous entamions notre dernière session. Ça m’a permis de bien partager mes émotions et mes pensées avec ces personnes et de revenir plus en douceur au quotidien.

En bref, si j’ai un seul conseil à vous donner si vous hésitez à prendre part à un séjour à l’étranger, le voici : vivez et profitez de chaque moment, de chaque opportunité qui s’offre à vous ! Ce sont des instants UNIQUES! Pour ma part, je suis sortie de cette expérience avec des souvenirs qui traverseront mes pensées et mes rêves pour le reste de mes jours! »

Le top 5 de Marie au Nicaragua

  1. La communauté
  2. L’ascension du volcan Concepción
  3. La remise des médicaments à la communauté
  4. La journée familiale à Ojo d‘Agua
  5. Les soirées de danse

Catherine Dallaire
Conseillère en communication
Direction des communications et secrétariat général
comments powered by Disqus