Étienne Gélinas, à la conquête de la Patagonie!

Étienne Gélinas, étudiant au DEC Technologie de l'électronique – Télécommunication au Cégep Limoilou, a eu la chance de vivre une expérience inoubliable au Chili en février dernier. En effet, le jeune homme a participé à une expédition à travers les montagnes de la région de la Patagonie, une opportunité offerte par le Programme des cadets du Canada, dont il fait partie.

Près de 20 jours, 18 jeunes, trois accompagnateurs, de nombreux guides et plusieurs heures de vol plus tard, Étienne a toujours les yeux brillants alors qu’il raconte son histoire. Le jeune homme s’était inscrit à cette activité sans jamais croire réellement qu’il serait sélectionné, surtout parmi un nombre incalculable de cadets de partout au pays. Ce fut donc toute une surprise pour lui lorsqu’il apprit en décembre qu’il s’envolerait vers le Chili le 9 février 2016, pour n’en revenir que trois semaines plus tard.

Récit de l’expérience d’une vie!

D’abord, beaucoup de transports et de préparation! Après le rassemblement de tous les participants à Victoria, en Colombie-Britannique, les tests physiques et la préparation du matériel, tout le monde a repris l’avion vers Santiago, puis vers Punta Arenas, à l’extrémité sud du Chili. De là, un transport les attendait pour les amener à Puerto Natales, point de départ du Parc national Torres del Paine, lieu d’expédition pour Étienne et ses camarades. « Ça a été beaucoup de route pour se rendre, beaucoup d’heures d’avion et d’allers-retours à travers le Canada et l’Amérique latine, mais ça en valait vraiment la peine », souligne-t-il.

C’est sous un soleil de plomb qu’a commencé la première phase d’expédition, de 6 jours, permettant aux cadets de partir de l’entrée secondaire du parc vers le premier camp. Le lendemain commençait l’ascension : « Plus on montait en altitude, plus la vue était belle, mais plus il ventait aussi! Les vents sont tellement forts en haut des montagnes qu’il fallait parfois s’arrêter et se tenir avec nos bâtons de marche pour résister! Vers midi nous étions à notre campement, et nous y avons laissé notre matériel afin de partir à la conquête de Mirador de las Torres, un site au pied duquel s’étend un glacier. C’était quasiment de l’escalade pour s’y rendre, mais la vue était magnifique! On a pris beaucoup de photos et profité du panorama, puis nous sommes redescendus, sous une chaudière de pluie au retour! », raconte Étienne.

La vue en commençant la randonnée le lendemain matin lui a valu son plus beau souvenir : « C’était fou, le contraste entre les montagnes brunes de la veille, qui étaient maintenant toutes blanches, c’était marquant, j’ai trouvé ça malade! Dans la même journée, selon le côté de la montagne où nous étions, nous étions en short au gros soleil, ou emmitouflés dans nos imperméables, sous une tempête de neige. Ça a été une drôle de randonnée, mettons! Le lendemain, c’était notre plus grosse journée, puisqu’on changeait de montagne pour aller à un autre campement. Nous avons pu nous rendre tout près d’un immense glacier, le plus beau que j’ai vu selon moi. L’arrivée au campement a été féérique, puisque c’était un emplacement exceptionnel, près d’un petit lac clair, avec vu sur les montagnes, bref un gros WOW! »

Les deux journées suivantes ont permis au groupe de finir la portion ‘’randonnée’’ de l’expédition et même de faire une croisière près des glaciers du secteur. Le lendemain, après 70 km de randonnée pédestre, se déplacer à dos de cheval fut d’un grand repos, « même si à certains moments la température n’était pas de notre côté! Nous avons pu ensuite participer à un BBQ traditionnel lors du souper, c’est en fait un gros feu avec des pièces de viande d’agneau autour. C’est officiellement la meilleure viande que j’ai mangée de toute ma vie! » mentionne Étienne.

Par la suite, les trois journées de kayak prévues ne furent pas de tout repos : « Nous avons eu quelques problèmes, puisqu’on annonçait de forts vents qui allaient souffler dans notre direction pour la deuxième journée, ce qui nous aurait empêchés d’avancer. Alors, nous avons décidé de commencer tout de suite au point de départ prévu de la deuxième journée. Le lendemain, à cause du matériel, nous n’avons pas pu partir, mais nous avons eu une journée très reposante avec des conférenciers du parc qui sont venus nous expliquer leur rôle. Enfin, à la troisième journée on a pu retourner à l’eau une dernière fois » explique le jeune homme. Quarante kilomètres de kayak et une dernière demi-journée de randonnée plus tard, l’aventure prend fin.

Le retour à la civilisation, à l’aéroport, à Santiago, puis au Canada, d’abord à Toronto, puis Vancouver et finalement au Québec, aura passé en un éclair, mais Étienne n’en retient pas moins une impression de grande réussite face au défi relevé.

C’était une expérience mémorable, phénoménale. Je suis privilégié d’avoir pu y participer, et j’en garderai de magnifiques souvenirs toute ma vie!

Étienne Gélinas

 


Catherine Dallaire
Conseillère en communication
Direction des communications et secrétariat général
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